Ce cours fut un naufrage. Ces élèves, des mollusques. Des vrais. Mous. Forcément mous. Bon, j’arrête les phrases sans verbes qui font très joli chez cette vieille dingue de Marguerite Duras mais qui apparaissent aussi artificielles que gonflantes ici. Ou en étais-je ? Ah oui, les mollusques… J’avais préparé ce cours en me demandant ce qui pouvait intéresser des ados de 15-16 ans. Réponse : le cinoche avec plein de bastons dedans. J’ai cru avoir un éclair de génie en dénichant la critique du dernier James Bond. Bon, refroidit par le plantage rythmique grandiose de Casino Royale (le réalisateur nous en met plein la vue pendant trois quart d’heures à coup de cascades et d’explosions, puis enchaine sur 20 minutes de partie de poker… monumental), je ne l’avais pas vu. Quand bien même, me suis-je dit, ce résumé et ces quelques critiques sont cools, ils vont intéresser ces petits. Et bien que nenni. Une fois le texte lu, je demande si des mots leur échappent. Silence. Bien qu’un peu sceptique, je leur pose quelques questions bateau (de quoi parle le texte, qui est le héros, enfin ce genre de truc quoi). Au terme de dix minutes de « rame en solitaire », l’un de ces chers élèves daigne me signifier que ce texte parle de James Bond. Joie, Félicité, Bonheur etc… Mais ce sentiment de volupté s’évanouit durant les vingt minutes de silence quasi-total de leur part qui suivirent… Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de questionner leur rapport à James Bond (-Toi, tu as déjà vu un film de James Bond -… - tu as déjà vu un film de James Bond – Oui –Et tu as aimé ? - … - Tu aimes les films de James Bond ? - Je ne sais pas.)
Oui, ce fut affligeant. Forcément affligeant.
Paix et prospérité.
mercredi 19 novembre 2008
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1 commentaire:
La suite mon ami! La suite !
Amour, gloire, et beauté...
... puis ouais, prostérité ca fait bien aussi ;)
Bisous grenoblois
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