mardi 11 novembre 2008

La loose selon Victor Hugo

Il y a deux manières de se faire respecter par une classe de douzième (dont l’âge moyen équivaut à celui de nos terminales). Soit en prendre un au hasard et lui démolir sa face à coup de batte de base-ball, soit réciter tout de go un poème du XIXème siècle en prenant de grands airs inspirés. N’ayant pas de batte de base-ball sous la main, j’ai choisi la deuxième solution.

Hier j’avais fait étudier à la classe de cinquième (dix-onze ans) Mon petit chat de Maurice Carême que j’avais moi-même dû apprendre en classe de CP. En entendant ces chers petits ânonner péniblement « C’est un chat étrange/ aimant le nougat/ et le chocolat/ Mais c’est pour cela/ dit tante Solange/ Qu’il ne grandit pas. » je dois avouer que l’émotion m’a pris à la gorge. Pour les douzièmes, aujourd’hui, ce fut donc Victor Hugo, Vieille chanson du jeune temps (que je leur ai donc récité sans notes, haha, bluffés, les jeunots!). Bien fait pour leur gueule. (Je tiens à préciser que leur niveau de français est très élevé. Avec leur prof, ils étudient Molière dans le texte, c'est vous dire...)

En gros Hugo y dévoile le looser qu’il fut à seize ans. Il a appelé ça Vieille Chanson du jeune temps pour dire à quel point la loose est éternelle et universelle. Ça parle toujours à tout le monde, ça, non ? (Ne soyez pas désagréables svp et dites: Oui Monsieur. Merci). A la fin de mon exposé, la classe m’a applaudi. Un applaudissement allemand. On frappe du poing sur la table en cadence. Bande de bourrins.

Paix et prospérité

1 commentaire:

nashounet a dit…

Je ne le connaissais pas, mais il faut avouer que c'est un excellent choix pour des terminales ! Un bon vieux "Vous inquiétez pas : c'est normal de looser bien comme il faut de temps en temps" de ce cher Totor, me semble être particulièrement judicieux...