vendredi 23 janvier 2009

Bonne année

Pour la nouvelle année, j’ai eu droit à une classe supplémentaire. Ce furent des gamins de quatorze ans, engagés dans le processus infernal de l’adolescence, où les neurones périssent sous les coups de boutoirs des poussées hormonales. Le premier contact fut douloureux. Cela m’étonna d’autant plus que je m’occupais d’élèves du même âge, qui eux, étaient d’une sagesse exemplaire (hormis un élément, ressemblant plus à un farfadet hyperactif qu’à un véritable être humain).
La provocation semblait le mode d’expression privilégié des garçons de cette classe, les hurlements hystériques celui des filles. Donc là, forcément, il ne me restait qu’à utiliser la bonne vieille technique de dressage : repérage du meneur et dézingage. L’entreprise ne réussit que partiellement, chacun des représentants masculins me semblant être un meneur. Je me rappelais la phrase de l’un de nos anciens chefs d’état : « il n’y a pas de place pour deux crocodiles mâles dans le même marigot. » Apparemment, cela ne fonctionnait pas avec les ados de quatorze ans. Pour les filles, je préférais, pour le moment, les laisser à leurs hurlements. Elles ne perdaient rien pour attendre.
Après cette « prise de contact », je parlais avec leur prof. Il me confia son envie régulière de « les jeter par la fenêtre ». Ben pareil.

Paix et prospérité